Étudier les difficultés que représente la construction d'un écosystème stable contenant des organismes supérieurs tels que la tomate et d'autres plantes vertes dans un espace relativement restreint.
Un écosystème : Un écosystème est une communauté d'organismes vivants qui interagissent entre eux et avec leur milieu inorganique.
communauté + habitat = écosystème
Pour cette recherche, nous fabriquerons un habitat adéquat dans un pot de verre scellé, dans lequel nous installerons une petite communauté de plantes.
Dans ce projet, le micro-écosystème est constitué d'un sol, d'une atmosphère, de plantes vertes et d'innombrables micro-organismes emmagasinés. L'énergie est la seule ressource qui entre dans l'écosystème et en ressort. L'équilibre énergétique est une condition importante pour essentielle à un écosystème. Lorsqu'une trop grande quantité d'énergie y pénètre, la température augmente jusqu'à ce que l'apport d'énergie soit exactement contrebalancé par la perte de chaleur. À l'inverse, lorsque la perte d'énergie (comme la chaleur) est plus grande que le gain, la température du système diminue jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli. |
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Afin d'atteindre la stabilité, un écosystème doit parvenir à un état d'équilibre dynamique. À ce stade, la vitesse (moyenne) à laquelle les ressources, dont le dioxyde de carbone, sont consommées est contrebalancée par la vitesse de leur remplacement dans le processus de recyclage. |
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Un écosystème stable est un milieu dans lequel, en moyenne, un équilibre dynamique est atteint.
Le sol martien est composé d'environ 40% de SiO2 (silice), une matière semblable à du sable fin, et d'environ 20 pour cent de Fe2O3 (oxyde de fer), en poussière. Cette poussière est très fine, et sa texture ressemble à la poudre de talc.
Les autre 40% du sol martien sont composés de minéraux argileux, de poussière, de gravier, de galets, de pierres et de roches constituées de minéraux simples et complexes semblables à ceux que l'on trouve sur Terre. D'après nos connaissances, le sol martien est stérile.
Quelle est la fertilité du sol martien? Elle est difficile à déterminer, mais selon les résultats que nous avons obtenus avec les atterrisseurs Viking et les dernières missions Mars, ce sol semble être un substrat de loin supérieur pour la croissance des plantes à la plupart des sols sur Terre, bien qu'il présente une certaine déficience en potassium.
La pression atmosphérique sur Terre est habituellement d'environ 100 kPa (kilopascals). Sur Mars, elle est de moins de 1 kPa, beaucoup trop faible pour que les plantes et les être humains puissent survivre.
Les plantes peuvent survivre à une pression atmosphérique de si peu que 5 kPa, à une pression d'azote de 2 kPa, à une pression d'oxygène de 2 kPa, à une pression de vapeur d'eau de 0,6 kPa et à une pression de dioxyde de carbone de moins de 0,1 kPa, le reste de l'atmosphère étant composé d'un mélange de gaz tels que l'argon et l'azote. Pour sa part, l'être humain a besoin d'une pression d'oxygène d'au moins 20 kPa et d'une pression d'azote de 10 kPa (comme tampon) afin de fonctionner et de respirer convenablement (environ 30 kPa).
Dans une serre martienne, les astronautes devront porter une combinaison spatiale.
Sur Mars, même dans la zone équatorienne, la température est dangereusement froide, plus froide que n'importe où sur Terre, sauf peut-être au pôle Sud, durant les longues nuits glaciales d'hiver.
Pour faire pousser des plantes sur Mars, il faudra créer un environnement suffisamment chaud.
Bien que les plantes puissent survivre à une pression de dioxyde de carbone de moins de 0,1 kPa, elles supportent une pression beaucoup plus grande. En fait, la plupart des plantes vertes préfèrent une atmosphère riche en dioxyde de carbone. Sur Mars, une serre ne devrait pas nécessairement constituer un écosystème fermé. On suppose que sur cette planète, on pourrait a juster la pression et la composition atmosphériques dans une serre à l'aide des ressources extérieures. Par exemple, on pourrait expulser l'excédent de méthane, tandis qu'on augmenterait l'apport de dioxyde de carbone en le puisant dans l'atmosphère de Mars, en le pressurisant et en le pompant dans la serre.
De la même façon, la quantité d'eau et la fertilité du sol pourraient être ajustées à l'aide des ressources externes.
Pour commencer, révisez les étapes suivantes en prenant soin de lire les directives et les mises en garde.
Créez un registre pour y consigner les détails de la construction de la serre martienne de même que tout changement observé dans la serre, jour après jour, semaine après semaine.
Étape 1Pour construire une serre martienne simulée, il faut se procurer un gros pot ayant une grande ouverture (avec couvercle), comme les contenants de mourarde et de kechup que les restaurants poss-èdent. Commencez par préparer le sol. Le fond doit être constitué d'une mince couche de gravier, couverte d'une couche de 2 à 3 cm de charbon. Ces couches tiennent lieu de sol et d'espace d'aération pour aider à réduire les grands écarts d'humidité et de composition chimique de l'atmosphère de votre serre martienne simulée. Pour soutenir les racines, la couche supérieure du sol doit être composée de mousse de tourbe. (Pour une simulation plus réaliste, on peut utiliser un mélange de sable et d'argile stériles, mais sa capacité de rétention d'eau est moins bonne que celle de la mousse de tourbe.) Enfin, plantez un assortiment de petites plantes vertes dans le sol ou encore, répandez-y quelques semences de plants de tomates. |
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Étape 2Une fois que les plants sont installés, attendez quelques jours qu'ils soient bien enracinés dans leur nouvel environnement avant de passer à la deuxième étape. Préparez l'ouverture du pot en l'enduisant d'une mince couche de graisse à vide ou en collant une bande d'étanchéité de plomberie téflon pour que le couvercle puisse être immédiatement scellé après l'ajout du dioxyde de carbone dans le contenant. Pour créer une atmosphère de dioxyde de carbone, il suffit de verser de cette substance dans le pot (sa densité est supérieure à celle de l'air). Pour obtenir du dioxyde de carbone, mélangez une généreuse quantité de bicarbonate de soude (soda à pâte) avec une généreuse quantité de vinaigre (acide acétique dilué) dans un très grand contenant. Laissez la réaction se produire et versez délicatement le dioxyde de carbone (plus dense que l'air) dans la serre. |
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Étape 3La dernière étape avant de refermer le couvercle du pot consiste à y introduire, à l'aide de pinces, un morceau de charbon chauffé dans un four à 120 °C pendant au moins une heure. SCELLEZ IMMÉDIATEMENT LE POT! Chauffer le morceau de charbon permet à l'humidité et aux gaz de s'en chapper. Lorsque le charbon refroidit, il absorbe alors une très grande quantité de dioxyde de carbone, ce qui réduit passablement la pression de gaz dans le pot. |
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Étape 4La mince couche de graisse à vide (ou la bande d'étanchéité en téflon) assure une fermeture hermétique du pot, ce qui y maintient la faible pression de gaz et simule ainsi la pression de dioxyde de carbone dans l'atmosphère martienne. MISE EN GARDE : Un contenant de verre scellé doit toujours être manipulé avec soin. Au début, votre serre martienne simulée présentera une légère pression négative presque entièrement constituée de CO2, mais cette pression peut baisser beaucoup, car le dioxyde de carbone est hautement soluble dans l'eau. L'eau, pour sa part, s'évapore très rapidement dans des conditions de faible pression. Si votre pot reste exposé aux rayons du Soleil ou dans un endroit chaud, la pression à l'intérieur peut augmenter bien au-delà de la pression atmosphérique normale et le faire exploser. Portez toujours des lunettes de protection et des gants pour manipuler votre micro-écosystème. |
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Variante à l'étape 2Si vous disposez d'une bouteille de gaz cabonique comprimé, vous pouvez alors ajouter directement le CO2 dans le pot pour remplacer l'air et l'azote qui se trouvent à l'intérieur. |
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L'expérience a démontré que sur un échantillon de 10 à 12 micro-écosystèmes (un ensemble de classe), certains vivront quelques semaines, d'autres, quelques mois, et quelques rares spécimens survivront plus d'une année.
Le défi consiste à déterminer, si possible, les raisons expliquant les échecs des uns et le succès remarquable des autres.
Une discussion en classe permettra d'obtenir autant d'hypothèses sur les causes des échecs et des réussites qu'il y a d'élèves dans la classe. Cet échange offre une excellente occasion aux élèves de s'exprimer sur la méthode scientifique et de concevoir d'autres expériences pour corroborer leurs hypothèses.