Aperçu de la Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale (ISS) est le projet scientifique international le plus important et le plus complexe de toute l'histoire. Il fait appel aux ressources scientifiques et technologiques de 16 pays, dont le Canada, le Japon, la Russie, un groupe de 11 pays membres de l'Agence spatiale européenne et le Brésil. L'ISS donnera aux chercheurs et aux ingénieurs un accès en tout temps aux conditions uniques de microgravité (gravité de très faible intensité) qui caractérisent l'environnement spatial. Dans ce laboratoire spatial permanent, ils pourront également de mettre au point des matériaux, des cristaux et des procédés entièrement nouveaux. Les travaux de recherche embrasseront plusieurs domaines tels que les sciences de la vie, les matériaux, l'observation de la Terre et l'astronomie. L'ISS permettra aussi d'assurer une présence humaine permanente dans l'espace et d'acquérir ainsi les connaissances nécessaires pour mener à bien des missions habitées vers Mars et au-delà.

Une fois terminée, la Station spatiale internationale pèsera 440 000 kilogrammes (plus d'un million de livres). Elle aura une largeur de plus de 108 mètres (356 pieds) et une longueur à peu près équivalente, soit près de 90 mètres (290 pieds). Elle comportera une large section de panneaux solaires pour alimenter en énergie électrique les six laboratoires situés à bord.

La station évolue en orbite à une altitude de 400 kilomètres (250 milles terrestres), altitude que les lanceurs de tous les partenaires internationaux peuvent atteindre pour y mener les équipages et les approvisionnements. Cette orbite permet également de très bien observer la Terre avec une couverture de 85 pour cent du globe et un survol de 95 pour cent de la population mondiale.

Les enseignants et les élèves peuvent suivre la trajectoire de la Station spatiale internationale sur le site Web suivant : http://spaceflight.nasa.gov/realdata/sightings/index.html (en anglais seulement).

Les États-Unis sont chargés de mettre au point de nombreux éléments et systèmes de la station et, ultérieurement, d'assurer leur bon fonctionnement. Cela inclut trois modules de raccordement, ou noeuds, un module de laboratoires, quatre panneaux solaires, un module d'habitation, un conteneur logistique non pressurisé et un module de centrifugeuse. Les systèmes que les États-Unis construisent comprennent un système de thermorégulation, un dispositif de survie, des appareils de guidage, de navigation et de commande, des systèmes de traitement des données, d'alimentation en énergie, de communication et de poursuite ainsi que des installations d'exploitation au sol et de traitement au site de lancement.

Les partenaires internationaux, soit le Canada, le Japon, l'Agence spatiale européenne et la Russie, fournissent les éléments essentiels suivants de la Station spatiale internationale :

Le CANADA a fourni le bras robotique de 16 mètres (55 pieds) de longueur qui sert à accomplir les tâches d'assemblage et d'entretien de la station. Le Système d'entretien mobile (MSS) est formé de trois éléments : le bras robotique Canadarm2, la Base mobile et le Manipulateur agile spécialisé Dextre. Le coût de la conception, du développement et de l'installation du Système d'entretien mobile est d'environ 1,4 milliard de dollars sur 20 ans, mais on estime que cette contribution du Canada générera des retombées économiques de quelque 6 milliards de dollars et des emplois équivalent à 70 000 années-personnes. Jusqu'à présent, on a aussi observé des retombées de 2,8 milliards de dollars et la création de nombreux emplois dans l'industrie aérospatiale canadienne.

Les enseignants peuvent télécharger un casse-tête mystère du robot Dextre pour leurs élèves.

Le Canada fait également figure de chef de file dans la réalisation de certaines expériences sur la vie dans l'espace pendant de longues périodes. Robert Thirsk s'intéressera entre autres à ce sujet lors de la mission à laquelle il participera en 2009.

Plus de 50 missions seront nécessaires pour effectuer l'assemblage de la Station spatiale internationale (qui sera terminée en 2010). Au cours de ces missions, on effectuera 160 sorties dans l'espace (960 heures pour des travaux d'assemblage et d'entretien). En avril 2001, l'astronaute de l'ASC Chris Hadfield est devenu le premier Canadien à effectuer une sortie extravéhiculaire (EVA) lorsqu'il a procédé à l'installation du Canadarm2 sur la station.

L'Agence spatiale européenne a construit un laboratoire pressurisé et des véhicules de transport logistique lancés à bord de la fusée Ariane 5.

Le Japon a fabriqué un laboratoire comportant une plateforme extérieure exposée pour la tenue d'expériences scientifiques de même que des véhicules de transport logistique.

La Russie fournit deux modules de recherche, un module de service comportant son propre dispositif de survie et des espaces d'habitation, une plateforme énergétique de dispositifs solaires capable de produire 20 kilowatts d'énergie électrique, des véhicules de transport logistique de même que le véhicule spatial Soyouz pour assurer les allers et retours des équipages.

Pour leur part, le Brésil et l'Italie apportent leur contribution sous forme d'équipements pour la station spatiale en vertu d'ententes signées avec les États-Unis.

Le programme navette-Mir, amorcé en 1995, a constitué la première phase de la création de la Station spatiale internationale. Pendant plus de deux ans, des astronautes ont séjourné en continu à bord de la station spatiale russe Mir et neuf missions d'amarrage navette-Mir ont été entreprises. On a ainsi pu acquérir de nouvelles connaissances sur les technologies, les opérations spatiales internationales et la recherche scientifique.

Sept astronautes américains ont passé en tout 32 mois à bord de Mir, dont l'occupation continue de 28 mois a commencé en mars 1996. Nombre de programmes de recherche prévus pour la Station spatiale internationale tirent avantage de séjours prolongés dans l'espace. Le programme scientifique mené par les Américains à bord de Mir a servi de programme exploratoire pour les expériences plus poussées que l'on prévoit réaliser dans la station spatiale. Les défis relevés en temps réel pendant les missions navette-Mir ont donné lieu à une coopération et à une confiance sans précédent entre les intervenants des programmes spatiaux américain et russe. Cette coopération et cette confiance ont favorisé la mise au point de la Station spatiale internationale.