Traitement subi par les semences de l'édition 2010

Pour l’édition 2010 du projet Tomatosphère, les enseignants participants recevront deux enveloppes de semences pour chacune des classes inscrites. Les enveloppes seront identifiées à l’aide des lettres « B » et « T ». On a choisi ces initiales pour rendre hommage aux contributions de l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Robert (Bob) Thirsk au Programme spatial canadien et au projet Tomatosphère.

Un des paquets contient les semences du groupe témoin tandis que l’autre contient des semences « traitées ». Les semences traitées du projet Tomatosphère ont été emportées dans l'espace à bord de la navette spatiale Endeavour par l'astronaute de l'ASC Julie Payette, lors de la mission STS-127 (du 15 au 31 juillet 2009), et elles ont séjourné à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Au cours de cette mission, l'équipage de la navette a livré des fournitures essentielles à la station, ainsi que des expériences scientifiques qui ont été arrimées par la suite à la plateforme du laboratoire spatial. Les semences du projet Tomatosphère ont été envoyées dans quatre paquets de 100 000 semences chacun et elles ont passé environ deux mois à bord de la station.

Les semences ont été retournées sur Terre à la fin septembre 2009 à bord d'une navette de la NASA, puis elles ont été envoyées à Stokes Seeds à Welland (Ontario) pour être emballées en vue de leur distribution au printemps 2010.

Bob Thirsk a examiné les semences de temps à autre pendant qu'elles étaient dans l'espace.

Bob Thirsk Seed Treatment 2010

Il est revenu sur Terre à bord d'un véhicule Soyouz russe le 1er décembre 2009, après 189 jours dans l'espace, dont 187 passés à bord de la station spatiale.

Le « traitement » auquel les semences ont été soumises pendant leur séjour de deux mois à bord de l'ISS comprenait : 1) une hausse de pression à bord du vol de la navette jusqu'à l'ISS, 2) les conditions d’apesanteur à bord de l'ISS, 3) une légère hausse du rayonnement auquel sont exposés tous les êtres vivants lorsqu'ils ne sont pas protégés par l'atmosphère terrestre et 4) une deuxième hausse de pression lors du retour sur Terre.

On a utilisé certaines variations de ce traitement lors d'expériences antérieures, mais il aurait été impensable de rater une rare occasion de soumettre les semences aux conditions à bord de l'ISS. Des renseignements scientifiques utiles découleront de cette expérience qui nous aidera à vérifier les résultats de la seule autre expérience du genre menée à bord de l'ISS en 2006.